Mes p’tites satires du quotidien
Posté par guehljm le 25 juillet 2010
J’aime beaucoup pouvoir être informé, je remercie les journalistes les vrais, ceux qui transpirent pour pouvoir nous informer sur telle ou tel chose ou drame.
Mais j’ai en horreur ceux qui sous le couvert de leur cartes de presse, détruisent par le menu des vies ou des familles, qui infiltrent et sapent la société en répandant l’odeur nauséabonde de la rumeur et de la médisance.C’est pour ces médiocres là, que j’ai écrit cette petite satire.
Le journaleux
J’suis journaliste
Et c’est pas triste
J’suis journaleux
J’écris du scandaleux
J’rêve d’faire la une
Pour m’faire des tunes
Mon nom sera grand
Sur un papier blanc
J’décrirais des scandales
Qui valent peau de balle
Mais ça j’m’en fou
Si je m’fait des sous
J’serais bonne humeur
En jouant avec la rumeur
Mon grand et beau papier
Emplira le vide dossier
J’ai tout inventé
J’ai tout manipulé
J’ai tout imprimé
J’l’ai est tous balayé
Mais c’est à Outreau
Qu’j’ai été le plus beau
J’ai manipulé les juges
Et l’opinion fut juge
J’ai détruit des vies
J’ai ôté des vies
Mais c’est pas là l’pis
Que j’pisse-copie
J’suis journaliste
Mais j’suis qu’un menteur
J’suis l’pigiste
D’un canard bonimenteur
Mais j’m’en fou
J’ai ma carte de presse
Sur ma feuille de choux
Je signe reporter
J’traîne dans la boue
Le premier qui bouge
Je lâche la meute
En criant à l’émeute
F’rait beau voir
Qu’on m’demande quoi
Ou qu’on m’demande qui
Se s’rait pis
Liberté j’écris ton nom
Avec leurs larmes
Avec leurs peurs
Avec leurs sangs
A la une j’signe mon nom
Créant leurs drames
Chauffant leurs peurs
Buvant leurs sangs
J’en ai ras l’bol des gazetiers
De ces plumes d’échotiers
D’ces articles de salonnier
Entendus par des bobardiers
Un jour le peuple qui vous lit
Sentant venir un pet vigoureux
Vous relira, là où finissent vos écrits
En vous relisant d’un derrière merdeux
Jean-Michel GUEHL






