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	<title>liberté plumitive</title>
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	<description>Bienvenue sur mon blog</description>
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		<title>Le goût des fraises</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 02:04:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guehljm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici l&#8217;une des fables qui compose le dernier recueil que j&#8217;ai soumis à plusieurs éditeurs, dont j&#8217;attends impatiemment la réponse. Ce recueil est constitué de 15 fables gourmandes, intitulé: Les Fruits d’Éros. vous pouvez déjà me donner votre avis sur cette fable. Merci. J.M G Le goût des fraises Le printemps levait la brume du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> Voici l&#8217;une des fables qui compose le dernier recueil que j&#8217;ai soumis à plusieurs éditeurs, dont j&#8217;attends impatiemment la réponse.<br />
Ce recueil est constitué de  15 fables gourmandes, intitulé: Les Fruits d’Éros.<br />
vous pouvez déjà me donner votre avis sur cette fable.<br />
Merci.<br />
J.M G</p>
<p>Le goût des fraises</p>
<p>Le printemps levait  la brume du matin<br />
Et  le soleil dénudait  la campagne<br />
Ne laissant qu’un voile de mousseline<br />
Sur les prairies et les bois de ma journée.</p>
<p>Un monde endormi sous un drap de satin<br />
S’offrait tel un pays de cocagne<br />
Alors levant le voile  d’une lumière opaline<br />
Une crinière brune  et toute enrubannée</p>
<p>M’invita au voyage et à la découverte<br />
Je redevins alors pour quelques instants<br />
L’unique voyageur à venir sur le toit du monde<br />
Là où s’offre à mes yeux l’étendue de ma conquête</p>
<p>Je pu observer ces îles maintenant recouvertes<br />
Car cette nuit j’ai arrêté la course du temps<br />
Pour maintenir la tendre obscurité féconde<br />
Pendant que de mes doigts je continuais ma quête</p>
<p>Et cherchant sous les draps froissés  de ce matin<br />
J’ai retrouvé délicatement posée comme une praline<br />
Les deux fraises sauvages auréolées de ma compagne<br />
Qu’entre mes lèvres pour en retrouver le goût j’ai serré</p>
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		<title></title>
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		<pubDate>Thu, 10 Feb 2011 17:31:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guehljm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est pas nous !    C’est pas nous ! crient les avocats  C’est pas nous qui sommes responsables  Ne nous mettez pas à la une des médias  Nous n’avons pas les moyens d’enfermer les coupables !  Oui, nous aurions pu peut-être la sauver,  Si en nous caressant l’hermine,  Nous avions regardé sa mine    C’est pas nous ! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span><font face="Calibri"><em><strong>C&#8217;est pas nous ! </strong></em></font></p>
<p></span><span><font face="Calibri"> </font></p>
<p></span><i><span><font face="Calibri">C’est pas nous ! crient les avocats </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">C’est pas nous qui sommes responsables </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Ne nous mettez pas à la une des médias </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Nous n’avons pas les moyens d’enfermer les coupables ! </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Oui, nous aurions pu peut-être la sauver, </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Si en nous caressant l’hermine, </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Nous avions regardé sa mine </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri"> </font></p>
<p></span></i><i><span><font face="Calibri">C’est pas nous ! Crie la police </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">C’est pas nous ! Qui sommes complice </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Ne nous mettez pas à la une des médias ! </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Nous avons arrêté et mené devant la justice ce paria </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Après, c’est plus nous<span>  </span>qui l’avions en charge </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Oui, à sa sortie nous aurions pu le prendre en charge </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Si d’une erreur de plume n’avais atténué notre charge. </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri"> </font></p>
<p></span></i><i><span><font face="Calibri">C’est pas nous ! Crie la pénitencière. </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">C’est pas nous qui l’avons oublié dans sa cellule </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Oui nous aurions pu mieux le surveiller </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Mais nous n’étions pas assez </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Nous l’avons juste libéré </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri"> </font></p>
<p></span></i><i><span><font face="Calibri">C’est pas nous ! crient les journalistes </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">C’est pas nous qui avons jouer les copistes </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Oui nous aurions pu dénoncer ses délits </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Mais depuis Outreau, plus personne ne nous lit </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri"> </font></p>
<p></span></i><i><span><font face="Calibri">Alors avec les juges ,<span>  </span>flics et les journalistes </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Maintenant c’est l’union sacrée </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Pour ce sortir de ce merdier </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Les c’est pas nous s’unissent </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Pour pas qu’on les punisse. </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Mais le peuple, qui reste muet </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Sait qu’à force de crier au loup </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">En disant c’est pas nous, c’est l’autre </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Plus personne ne les croit et ne les écoute. </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri"> </font></p>
<p></span></i><i><span><font face="Calibri">Le corps exsangue de cette jeunesse fauchée en pleine vie </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Tout le monde s’en fout sauf ses parents et ses amis </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Continuez à crier c’est pas nous ! </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">A hurler avec les loups pour sauver vos libertés </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri">Vous qui d’un coup de plume vole une vie assassinée </p>
<p></font></span></i><i><span><font face="Calibri"> </font></p>
<p></span></i><i><span><font face="Calibri"> </font></p>
<p></span></i></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;AN NOUVEAU</title>
		<link>http://guehljm.unblog.fr/2010/12/26/lan-nouveau/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Dec 2010 04:34:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guehljm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[L’AN NOUVEAU    Dans le vent et le froid portés par notre terre  L’an nouveau que le monde attendait va naître  Arriver au milieu de la nuit le rend tellement fier  Car tous vont s’embrasser dès qu’il va paraître  Heureux comme des enfants d’être un an plus vieux  C’est le seul instant où de vieillir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><i><span><font face="courier new,courier"><strong><font size="5">L’AN NOUVEAU </p>
<p></font></strong></font></span></i><i><span><font face="courier new,courier" size="5"><strong> </strong></font></p>
<p></span></i><i><span><font face="courier new,courier"><strong><font size="5">Dans le vent et le froid portés par notre terre </p>
<p></font></strong></font></span></i><i><span><font face="courier new,courier"><strong><font size="5">L’an nouveau que le monde attendait va naître </p>
<p></font></strong></font></span></i><i><span><font face="courier new,courier"><strong><font size="5">Arriver au milieu de la nuit le rend tellement fier </p>
<p></font></strong></font></span></i><i><span><font face="courier new,courier"><strong><font size="5">Car tous vont s’embrasser dès qu’il va paraître </p>
<p></font></strong></font></span></i><i><span><font face="courier new,courier"><strong><font size="5">Heureux comme des enfants d’être un an plus vieux </p>
<p></font></strong></font></span></i><i><span><font face="courier new,courier"><strong><font size="5">C’est le seul instant où de vieillir les rend heureux </p>
<p></font></strong></font></span></i></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>cadeau de fin d&#8217;année</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Dec 2010 17:54:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guehljm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Ephéméride    Noël vient à peine d’éteindre ses sapins  Que sur l’almanach, ses derniers jours sont tristes  Ils ne sont plus que six et se sentent chagrin  Trois cent quarante-neuf présents sur la liste    Mais il n’en restera qu’un dit le dernier  Et pour cela je me mettrais sur mon trente et un  Pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b><i><span>Ephéméride </p>
<p></span></i></b><i><span> </p>
<p></span></i><i><span>Noël vient à peine d’éteindre ses sapins </p>
<p></span></i><i><span>Que sur l’almanach, ses derniers jours sont tristes </p>
<p></span></i><i><span>Ils ne sont plus que six et se sentent chagrin </p>
<p></span></i><i><span>Trois cent quarante-neuf présents sur la liste </p>
<p></span></i><i><span> </p>
<p></span></i><i><span>Mais il n’en restera qu’un dit le dernier </p>
<p></span></i><i><span>Et pour cela je me mettrais sur mon trente et un </p>
<p></span></i><i><span>Pour être le dernier de ce calendrier </p>
<p></span></i><i><span>Et noter le numéro du nouveau sur mon calepin </p>
<p></span></i><i><span> </p>
<p></span></i><i><span>Au dernier coup du carillon lorsque le jeudi que je suis </p>
<p></span></i><i><span>S’effacera fièrement d’avoir porté son nombre </p>
<p></span></i><i><span>Jusqu’à dernière seconde de son ultime nuit </p>
<p></span></i><i><span>Je sortirais souriant aspiré par l’avenir de l’ombre </p>
<p></span></i><i><span> </p>
<p></span></i><i><span>Alors regardant le firmament et ses étoiles mystérieuses </p>
<p></span></i><i><span><span> </span>Je sentirais dans ma mémoire d’éphéméride </p>
<p></span></i><i><span>S’inscrire sur de nouvelles pages les semaines heureuses </p>
<p></span></i><i><span>De cette nouvelle année ne portant encore aucune ride </p>
<p></span></i><i><span>Jean-Michel GUEHL décembre 2010 </p>
<p></span></i></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Nouvel An</title>
		<link>http://guehljm.unblog.fr/2010/12/24/nouvel-an/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Dec 2010 14:19:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guehljm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouvel An Il neige sur la fin du calendrier L&#8217;agenda du bonhomme de neige En est tout boulversé Noël sera blanc et givré ses perles de rosée Orneront l&#8217;almanach jusqu&#8217;en février Le nouvel an posera ses souliers par les flocons mouillés Au seuil de la nouvelle année Jean-Michel GUEHL (2010)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font face="times new roman,times" size="7"><em>Nouvel An</em></font></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="7"></font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5">Il neige sur la fin du calendrier</font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5">L&#8217;agenda du bonhomme de neige</font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5">En est tout boulversé</font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5"></font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5">Noël sera blanc et givré</font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5">ses perles de rosée</font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5">Orneront l&#8217;almanach jusqu&#8217;en février</font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5"></font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5">Le nouvel an posera ses souliers</font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5">par les flocons mouillés</font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5">Au seuil de la nouvelle année</font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman" size="5"></font></em></p>
<p align="center"><em><font face="Times New Roman">Jean-Michel GUEHL (2010)</font></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title></title>
		<link>http://guehljm.unblog.fr/2010/11/18/54/</link>
		<comments>http://guehljm.unblog.fr/2010/11/18/54/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2010 18:45:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guehljm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://guehljm.unblog.fr/2010/11/18/54/</guid>
		<description><![CDATA[  Un petit truc pour préparer les fêtes de fin d&#8217;année.   LA RITOURNELLE DU CARTONNEUX         Au fin fond de mon ennui Je rêve et tisse dans  la nuit  Mes rêves emplis d’amis  Qui m’accompagnent sans bruit     Mais dans ma solitude  De cette compagne d’habitude  Je m’endors  de lassitude  Sous mes cartons  d’ingratitude  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/11/articleduparisien2.doc" id="p53"> </a> Un petit truc pour préparer les fêtes de fin d&#8217;année.</span></p>
<p><span><br />
 </span><span></span><span></p>
<h1 align="center"><i><span>LA RITOURNELLE DU CARTONNEUX </span></i></h1>
<h1 align="center"><i><font size="5">  </font></i></h1>
<h1 align="center"><i><font size="5">  </font></i></h1>
<h1 align="center"><i><font size="5"></font></i></h1>
<p class="MsoNormal" align="left"><i><span> Au fin fond de mon ennui</span></i></p>
<p><i><span>Je rêve et tisse dans<span>  </span>la nuit </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Mes rêves emplis d’amis </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Qui m’accompagnent sans bruit </span></i></span><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>  </p>
<p align="left"><i><span>Mais dans ma solitude </span></i><i><span> </span></i></p>
<p></span></i></p>
<p></span></i><i><span></span></i><i><span>De cette compagne d’habitude </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Je m’endors<span>  </span>de lassitude </span></i><i><span> </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Sous mes cartons<span>  </span>d’ingratitude </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>  </span></i></p>
<p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><i><span>C’est Noël, il ne neige pas</span></i></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><i><span>Ce soir je ne dinerais pas</span></i></p>
<p><i><span> </span></i><i><span>De dinde au foie gras </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Ni de bûche en fin de repas </span></i></p>
<p></span></i><i><span>  </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Ce soir<span>  </span>comme demain </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Je suis seul<span>  </span>sur le chemin </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>J’ai beau tendre la main </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Comme un gamin </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>  </span></i></p>
<p></span></i><i><span>La ville m’oublie </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Elle court sous la pluie </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Pour être tout près de lui </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Ou sous le même parapluie </span></i></p>
<p></span></i><i><span>  </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Elle va rire à l’unisson </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Et se<span>  </span>couvrir de cotillons </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Au douzième coup du carillon </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Elle se fera cendrillon </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>  </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Alors demain dans ses poubelles </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Je remplirai ma vaisselle </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Des restes de ses assiettes </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Et de ses dernières miettes </span></i></p>
<p></span></i><i><span>  </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Je serais le prince du trottoir </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Mes gueux auront de l’espoir </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Pour la soif une poire </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Et l’avenir d’un autre dépotoir </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>  </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Dormez braves gens </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Bientôt le nouvel an </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Comme tout le temps </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Viendra en rotant </span></i></p>
<p></span></i><i><span>  </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>Pour moi<span>  </span>dans cette nuit pareille<span>  </span>à toutes les autres, je me couvrirais de mes murs de carton, pour me cacher de votre regard. </span></i></p>
<p></span></i><i><span><span> </span>Mais je vis dans l’espoir </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span><span> </span>de sortir de cette boîte noire, </span></i></p>
<p></span></i><i><span><span> </span>Espérant qu’un jour prochain, cette prison de papier s’écroule pour que je puisse enfin écrire ma vie sur la page blanche de mon avenir. </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>  </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Et là ! ce sera une autre histoire ………… </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>  </span></i></p>
<p></span></i><i><span>  </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>  </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Jean-Michel </span></i><i><span> </span></i><i><span></p>
<p align="left"><i><span>GUEHL </p>
<p align="left"><i><span>Nuit du nouvel an 2010 </span></i></p>
<p></span></i></p>
<p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><i><span>Modèle Déposé</span></i></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><i><span>paru dans le recueil de nouvelles</span></i></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><i><span>RUE DE LA DIABLESSE</span></i></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><i><span></span></i></p>
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]]></content:encoded>
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		<title>Mes p&#8217;tites satires du quotidien</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 13:20:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guehljm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;aime beaucoup pouvoir être informé, je remercie les journalistes les vrais, ceux qui transpirent pour pouvoir nous informer sur telle ou tel chose ou drame.  Mais j&#8217;ai en horreur ceux qui sous le couvert de leur cartes de presse, détruisent par le menu des vies ou des familles, qui infiltrent et sapent  la société en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2"><span><em>J&#8217;aime beaucoup pouvoir être informé, je remercie les journalistes les vrais, ceux qui transpirent pour pouvoir nous informer sur telle ou tel chose ou drame. </em></span></font><font size="2"><span><em></em></span></font><font size="2"></font><font size="2"></font><font size="2"></font><font size="2"></p>
<p class="MsoNormal"><em><span>Mais j&#8217;ai en horreur ceux qui sous le couvert de leur cartes de presse, détruisent par le menu des vies ou des familles, qui infiltrent et sapent <span> </span>la société en répandant l&#8217;odeur nauséabonde de la rumeur et de la médisance.</span></em><span><em>C&#8217;est pour ces médiocres là, que j&#8217;ai </em></span><span><em> </em></span><span><em>écrit cette petite satire.</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><em><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/couverturedelinjusticedesmots.jpg" class="imagelink" title="couverturedelinjusticedesmots.jpg" rel="lightbox[48]"><em><img src="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/couverturedelinjusticedesmots.vignette.jpg" alt="couverturedelinjusticedesmots.jpg" height="96" width="63" /></em></a></em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><em></em></span></p>
<p><span><font face="Times New Roman" size="6"><em></em></font></span><span></span><span></span><span></span><span></span><span></span><span></p>
<p class="MsoTitle"><font face="Times New Roman" size="5"><em>Le journaleux</em></font></p>
<p class="MsoTitle"><font face="Times New Roman" size="6"><font size="3"><em></em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="3"><font face="Times New Roman"><em></em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’suis journaliste</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Et c’est pas triste</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’suis journaleux</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’écris du scandaleux</em></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>  </em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’rêve d’faire<span>  </span>la une</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Pour m’faire des tunes</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Mon nom sera grand</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Sur un papier blanc</em></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>  </em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’décrirais des scandales</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Qui valent peau de balle</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Mais ça j’m’en fou </em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Si je m’fait des sous</em></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>  </em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’serais bonne humeur </em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>En jouant avec la rumeur</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Mon grand et beau papier</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Emplira le vide dossier</em></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>  </em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’ai tout inventé</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’ai tout manipulé</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’ai tout imprimé</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’l’ai<span>  </span>est tous balayé</em></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>  </em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Mais c’est à Outreau</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Qu’j’ai été le plus beau</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’ai manipulé les juges</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Et l’opinion fut juge</em></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>  </em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’ai détruit des vies</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’ai ôté des vies</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Mais c’est pas là l’pis</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Que j’pisse-copie</em></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>  </em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’suis journaliste</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Mais j’suis qu’un menteur</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’suis l’pigiste</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>D’un canard bonimenteur</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><em><font size="3"><font face="Times New Roman"> </font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"> </font></font></em></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Mais j’m’en fou </em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’ai ma carte de presse</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Sur ma feuille de choux</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Je signe reporter</em></font></p>
<p><em><font size="3"><font face="Times New Roman"> </font></font><font size="3"><font face="Times New Roman">  </font></font></em></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’traîne dans la boue</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Le premier qui bouge</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Je lâche la meute </em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>En criant à l’émeute </em></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>  </em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>F’rait beau voir</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Qu’on m’demande quoi</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Ou qu’on m’demande qui</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Se s’rait pis</em></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>  </em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Liberté j’écris ton nom</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Avec leurs larmes</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Avec leurs peurs</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Avec leurs sangs</em></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>  </em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>A la une<span>  </span>j’signe mon nom</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Créant leurs drames</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Chauffant leurs peurs</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Buvant leurs sangs</em></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>  </em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>J’en ai ras l’bol<span>  </span>des gazetiers</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="3"><font face="Times New Roman"><em><span> </span>De ces plumes d’échotiers</em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>D’ces articles de salonnier</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Entendus par des bobardiers</em></font></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em><font face="Times New Roman" size="3"></font></em></p>
<p class="MsoNormal"><em><font face="Times New Roman" size="3"></font></em></p>
<p class="MsoNormal"><font size="3"><font face="Times New Roman"><em></em></font></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Un jour le peuple qui vous lit</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Sentant<span>  </span>venir un pet vigoureux </em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>Vous relira, là où finissent vos écrits</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>En vous relisant d’un derrière merdeux</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em></em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Times New Roman" size="3"><em>                                                                            Jean-Michel GUEHL</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><em><font face="Times New Roman" size="3"><span><font face="Times New Roman" size="3"><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/illus.jpg" class="imagelink" title="illus.jpg" rel="lightbox[48]"></a></font></span></font></em></p>
<p></span></font></p>
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		<title>Une journée à Restigné avec l&#8217;association Jean Carmet de Bourgueil</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 20:37:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guehljm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[  Dans les pas de Jacques le Colporteur C’est une ânesse avec une tête de mule, elle trottine menant derrière elle une carriole  équipée de hautes roues et dont la banquette au confort sommaire s’empressa d’accueillir un quatrain d’enfants.     Derrière se fier équipage suivait, Manou une toute jeune ânesse. Celle-ci équipée d’un bât, se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font face="Times New Roman"> <u><em><font size="5"> Dans les pas de Jacques le Colporteur</font></em></u></font></p>
<p><font face="Times New Roman"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">C’est une ânesse avec une tête de mule, elle trottine menant derrière elle une carriole<span>  </span>équipée de hautes roues et dont la banquette au confort sommaire s’empressa d’accueillir un quatrain d’enfants.</font></font></span></i></font></p>
<p><font face="Times New Roman"><i><span> </span></i></font><font face="Times New Roman"> </font><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/lanesseetsonquipage1.jpg" class="imagelink" title="lanesseetsonquipage1.jpg" rel="lightbox[30]"><em><img src="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/lanesseetsonquipage1.vignette.jpg" alt="lanesseetsonquipage1.jpg" height="96" width="127" /></em></a> </font></font></span></font></font></span></p>
<p><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span></span><em>Derrière se fier équipage </em><em>suivait, Manou une toute jeune ânesse. Celle-ci équipée d’un bât, se montrait par moment quelque peu rétive au chemin que le groupe voulait lui faire parcourir. </em></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em><span> </span>Voilà un équipage peu commun qui allait promener une troupe hétéroclite au travers de la campagne de Restigné. </em></font></font></span></font></font><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Jacques le colporteur, allait nous mener sur les traces du passé de cette somnolente bourgade viticole. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">En début de matinée, l’ancien four à pain fut allumé et certains des participants arrivés trop tôt<span>  </span>purent apprécier le travail du chauffeur de four. </font></font></span></font></font></em></span></p>
<p><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em></em><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Les miches et autres fouées attendaient patiemment que l’homme de l’art du feu ait mis la voûte boulangère à bonne température. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2">Pendant que les bûches chauffaient le four, Jacques avait rassemblé la troupe des participants à notre randonnée campagnarde. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span> </span>Un doute le prit ! Il voulut avant le départ contrôler la bonne température du four qui devait accueillir la pâte blonde qui devait y cuire. En compagnie de Roger qui avait mené la chauffe, il prit une feuille de journal qu’il déposa au centre du four, après bien entendu avoir ôté les braises encore rouges. Ces dernières allaient rejoindre les barbecues dont l’unique fonction était de cuire les côtelettes et autres saucisses qui empliront les estomacs bientôt vidés par la randonnée. </font></font></span></font></font></em></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em></em></font></font><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span> </span>Après ce contrôle culinaire, la couleur de la feuille de papier et sa vitesse de combustion l’ayant satisfait, il reprit le commandement et la troupe s’effilocha jusqu’au lavoir après avoir, bien entendu, salué nos hôtes qui mettaient à notre disposition les dépendances et anciennes écuries de leur château de Philbèrdiere. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Le soleil à son midi, chauffait l’asphalte qui gonflait nos pieds encore tendres par le peu de parcours qui nous mena jusqu’à l’ancien lavoir. </font></font></span></font></font></em><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><font face="times new roman,times"><font size="2">Le lieu n’est plus utilisé depuis des décennies mais toujours entretenu, comme si les lavandières d’antan allaient revenir dans l’instant. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Quelques ronces et autres plantes grimpantes squattaient le mur opposé au bassin où autrefois le linge venait par brouette pour être rincé à coup de battoir, de plongeons obligatoires imposés par les mains des femmes du village.</font></font></span></font></font></font></font></em></span></font></font></span></p>
<p><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><font face="times new roman,times"><font size="2"><span></span></font></font></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span> </span></font></font></em></span></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/collage71.jpg" class="imagelink" title="collage71.jpg" rel="lightbox[30]"><img src="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/collage71.vignette.jpg" alt="collage71.jpg" height="96" width="96" /></a> </em></font></font></span></font></font></span></p>
<p><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em> </em></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Les murs du lieu doivent encore porter dans leurs pierres de tuf, toutes les aventures amoureuses, les peines et les joies de ces blanchisseuses reines du rinçage et de la blancheur immaculée. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Madame Jeanne, nous conta le temps difficile de ses journées maintenant lointaines passées à transporter et rincer le linge du plus rude au plus délicat. Elle porte en elle la mémoire de ces journées pénibles qui déformaient les doigts plongés dans l’eau glacée des hivers rudes, mais elle se souvient aussi des liens qui unissaient dans le même effort et dans la même difficulté les épouses du village. </font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2">Le travail était dur et les hommes rudes, mais l’unité se formait dans ces difficultés. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Les plantes qui maintenant occupaient le lieu, plongeaient leurs tiges dans cette eau calme et claire où depuis de nombreuses années l’éolienne du château ne nourrissait plus de son débit régulier le bac du bâtiment des blanchisseuses. </font></font></span></font></font></em></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em></em><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Madame Jeanne nous rappela, en terminant le récit de sa mémoire, que M. Pompidou avait dit en 1964, que la machine à laver le linge n‘avait pas libéré la femme, elle commenta cela en nous disant que s’il avait lavé et rincé autant de linge qu’elle, il aurait réfléchi à deux fois avant de dire une telle sottise. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Après nos remerciements et nos applaudissements donnés à Madame Jeanne pour nous avoir offert les traces de son passé, Jacques reprit la troupe en mains pour nous conduire sur les suites de son sentier des retrouvailles avec notre histoire. </font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">L’attelage redémarra sous le commandement du maître ânier et de son épouse qui menait Manon,<span>  </span>la jeune et rétive ânesse. Le bât de celle-ci avait accueilli le plus jeune des enfants de la troupe. Quatre ans et demi dominaient maintenant le monde, avec une fierté qui<span>  </span>gravera à jamais cet instant dans sa mémoire enfantine. </font></font></span></font></font></em></font></font></span></font></font></span></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em></em></font></font><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Les plus grands ayant eux définitivement fait du banc de la carriole et de ses dépendances le point de rassemblement grégaire de leurs déambulations sur les sentiers de nos mémoires.<span>  </span>Après quelques hectomètres le colporteur nous indiqua que nous déambulions sur d’anciens marais conquit par l’homme pour en faire des terres cultivables, il ne restait d’eux que des résurgences qui suintaient dans les fossés<span>  </span>des bords de routes. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Le monde changeait lentement, mais il changeait. Les hommes façonnaient pour leurs besoins les dessins que la nature avait mis à leur disposition.</font></font></span></font></font></em></span></p>
<p><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span> </span></font></font></em><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><font face="times new roman,times"><font size="2"> <a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/collage.jpg" class="imagelink" title="collage.jpg" rel="lightbox[30]"><img src="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/collage.vignette.jpg" alt="collage.jpg" height="96" width="96" /></a></font></font></font></font></em></span></p>
<p><span></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><font face="times new roman,times"><font size="2">Par-là, les mar</font></font><font face="times new roman,times"><font size="2">ais s’asséchaient et par ici les chemins disparaissaient<span>  </span>des cartes sous l’effet des remembrements. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Après avoir vu les modifications apportées par l’homme sur les étendues marécageuses, nous dûmes constater que notre plan du chemin de randonnée n’était pas à jour. Le fameux remembrement était passé par-là et avait modifié la cartographie de notre parcours. </font></font></span></font></font><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em> </em></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Le sentier avait disparu de la surface du globe, mais pas de notre carte. Là où nous aurions dû tourner à droite pour profiter de l’observation d’un ancien pont gallo-romain, nous dûmes nous rendre à l’évidence que la modernité nécessaire au rassemblement des terres cultivables et pâturables, venait de désorienter la troupe encore attentive aux commentaires de Maître Jacques. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Comme en toutes circonstances de ce genre, il se trouva une personne qui connut l’ancien tracé et qui put par sa rapidité à dissiper notre manque d’orientation nous remettre sur le bon chemin. Cela nous augmenterait un peu le temps de parcours prévu à l’origine, mais qu’importe, il nous suffisait de penser aux miches dorées à souhait, aux fouées chaudes et roboratives, aux saucisses<span>  </span>et autres côtelettes pour que d’un coup notre pas s’allonge pour nous conduire à cette future tablée récompense de notre détermination à voyager dans le passé. </font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Le soleil, qui de son éclat et sa chaleur nous accompagnait depuis le début de notre escapade, avait donné à certains l’envie de trouver la fraîcheur de l’ombre. La troupe se désagrégea donc lentement, le rythme du pas de départ s’était lentement décomposé et chacun avançait selon son envie ou son besoin de frais. </font></font></span></font></font></em></font></font></span></font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em></em><font face="times new roman,times"><font size="2"><em>Par instant, la carriole devenait le point de rassemblement des assoiffés, déshydratés par notre progression sous les rayons d’un soleil très présent. Nous fîmes plusieurs haltes rafraîchissantes et les bouteilles d’eau claires et fraîches passaient de mains en mains, pour nous désaltérer.<span> </span></em></font></font></font></font></span></font></font></em></span></p>
<p><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><font face="times new roman,times"><font size="2"><em><span> </span> </em></font></font></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em>  </em><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/collage1.jpg" class="imagelink" title="collage1.jpg" rel="lightbox[30]"><em><img src="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/collage1.vignette.jpg" alt="collage1.jpg" height="96" width="96" /></em></a></font></font></span></font></font></font></font></span></font></font></em></span></p>
<p><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></span></font></font></font></font><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Nous avions traînassé tout au long de notre parcours champêtre, nous n’avions pas été attentifs à l’horloge qui contre nous, avait continué à égrener le compte de ses minutes et des ses heures. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Le soleil, lui aussi s’en foutait de notre nonchalante promenade, il avait continué sa course et maintenant nous indiquait qu’il amorçait sa descente vers l’obscurité. Encore deux paires d’heures et il plongerait dans l’obscurité le chemin de nos déambulations. </font></font></span></font></font></em></span></font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em></em><em><font face="times new roman,times"><font size="2">La décision fut donc prise à l’unanimité de raccourcir notre parcours, nous avions eu la carte plus longue que nos jambes. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Nous, nous rassemblâmes donc dans un ultime effort, pour rejoindre sans trop tarder l’entrée du château de nos hôtes pour y déposer une partie de la troupe qui demandait à prendre du repos. </font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Le reste des participants et il fut important, continua son épopée jusqu’au village de Restigné où la dernière étape de notre voyage dans le passé allait permettre à Madame le maire de nous offrir un vin d’honneur. </font></font></span></font></font></em></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em></em></font></font><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Cette dernière étape gustative et rafraîchissante délia les langues qui jusqu’à présent s’étaient efforcé de ne pas trop assécher les bouches et les gosiers. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Est-ce la bonne humeur de madame le maire et<span>  </span>de ses adjoints, est-ce le rosé qui chantait dans les verres et les bouches assoiffées, est-ce parce que nous arrivions au terme de notre voyage dans l’histoire de cette bourgade ou bien est-ce simplement par le plaisir d’être rassemblés pour fêter la fin glorieuse de notre périple, mais tous se<span>  </span>félicitèrent et se congratulèrent pour l’accueil généreux et chaleureux qui leur avait été fait pour cette occasion. </font></font></span></font></font></em><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><font face="times new roman,times"><font size="2">Les verres et les bouteilles une fois vidées, les derniers remerciements et congratulations effectués la troupe se rassembla une dernière fois pour rejoindre les grandes tablées dressées dans la cour du château de Philbedière pour accueillir les estomac s affamés de tous les participants. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></span></font></font></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span> </span></font></font></em></span></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></span></font></font></em></span></p>
<p><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/latelierducompagnontonnelier.jpg" class="imagelink" title="latelierducompagnontonnelier.jpg" rel="lightbox[30]"><em><img src="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/latelierducompagnontonnelier.vignette.jpg" alt="latelierducompagnontonnelier.jpg" height="96" width="128" /></em></a></em></font></font></span></font></font></em></span></p>
<p><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><font face="times new roman,times"><font size="2"><em>Mais la gourmandise est un vilain défaut, elle précipite les affamés vers les chemins de la gloutonnerie et non de ceux de la tempérance et de la sobriété, pour ceux-ci il fallut rappeler qu’une dernière visite s’imposait. </em></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em>Un maître tonnelier, compagnon du tour de France, nous attendait en son atelier pour nous montrer toute la subtilité et la force de son art. </em></font></font></span></font></font></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Fabriquer un tonneau n’est pas une chose aisée, il vous faudra lutter contre la nature qui vous donnera des planches droites et que vous devrez cintrer. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Des outils qui font peur, qui vous mettent en sueur rien qu’à les regarder, et puis cette odeur de copeaux de bois, et puis cette chaleur dans la voix de notre compagnon. </font></font></span></font></font></em><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em> </em><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Sa voix nous informe de la difficulté de son travail, mais ses mains toujours promptes à se remettre en marche, nous indiquent que l’homme est fier de son savoir et de son métier. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Nous le remercions de son accueil et de sa facilité à se mettre à notre écoute. </font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2">Les questions furent nombreuses et les réponses toujours simples pour nous qui ne savions que vider ces fameux tonneaux. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></font></font></em></font></font></span></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em></em><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Encore quelques hectomètres et nous allions rencontrer une vielle dame, toujours à guetter chaque souffle de vent et à observer l’horizon. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">L’éolienne, la surveillante centenaire du château nous attendait avec impatience. Elle avait une histoire à nous raconter. </font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2">Enfin, ce ne fut pas elle qui nous conta son histoire. Non, elle ne le put, car son âge déjà avancé ne lui permettait plus de parler, par contre elle nous laissa admirer ses haubans et son escalier en colimaçon qui s’élevait le long de la colonne centrale. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">En le gravissant l’on devait sans aucun doute pouvoir découvrir la région jusqu’au bout de l’horizon. Le point de vue aurait certainement charmé plus d’un poète et d’un peintre. Voir de si haut et dans la solitude retrouvée de ses rimes ou de ses couleurs la campagne alentour changer au fil des saisons. </font></font></span></font></font></em></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em></em></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><em>Voir la nature froide de l’hiver verdir sous le soleil de mai, voir les vignes mûrir sous les dards du soleil puis devenir jaunes, puis ocres pour finir en ceps tortueux sous le vent de décembre. </em></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em>Contempler ses alignements chargés des bruits des travaux des hommes, humer l’odeur de la terre après l’orage, sourire aux rires des demoiselles qui sous leurs jupons protégeaient la plus belle des grappes des mains aventureuses des vendangeurs, et rester là à ne rien faire que de contempler jusqu’à l’ivresse l’odeur de temps qui passe. </em></font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><em><font face="times new roman,times"><font size="2">La fameuse éolienne Bollée qui servait au pompage de l’eau, fut produite en France de 1872 à 1933 à environ 335 exemplaires, une cinquantaine est encore visible. Elle domine la colline et pendant ses années de fonctionnement elle avait avec une dignité de vieille fille sage et besogneuse, alimenté en eau le château, ses dépendances ainsi que le fameux lavoir visité au début de notre périple champêtre. </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></font></font></em></font></font></span></font></font></span></font></font></span></font></font></em></span></p>
<p class="MsoBodyText2" align="left"><em><font face="times new roman,times" size="2">Au bas de ce promontoire naturel, est édifié le château des maîtres des lieux. Pour border la crête et<span>  </span>accompagner la belle, d’imposant hêtres pourpres, lui tiennent compagnie. Il se dit que le passage du vent dans le feuillage de ces arbres a inspiré nombre de musiciens.</font></em></p>
<p><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Nous avons donc salué cette ancienne mécanique qui ne grince plus sous l’effet du vent pour rejoindre le lieu de nos libations. </font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Au passage, nous avons salué le tricentenaire tilleul qui étale comme un seigneur son imposante ramure, que des armées de butineuses délestent du pollen de ses milliers de fleurs odorantes pour nous offrir un miel au goût très agréable. </font></font></em></span></font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Il a résisté aux deux dernières tempêtes, le forgeron lui a confectionné les plus belles des attelles qui lui conviennent pour pouvoir maintenir son majestueux branchage encore quelques siècles. </font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></i></font></font></em></span></font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Il suffit pour chacun de se laisser glisser sur la pente douce<span>  </span>des derniers rangs de vignes qui nous indiquaient l’endroit où enfin <span>les grandes tables</span> allaient nous accueillir et nous désaltérer. </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">La fin du parcours est arrivée, les dames cherchent l’endroit<span>  </span>où dans leur intimité enfin retrouvée, elles pourront soulager une vessie peu coopérante, les hommes eux n’eurent pas ce problème là, la construction de leur anatomie permettant une plus grande liberté de soulagement. </font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Nous voilà tous, enfin réunis autour de la longue table sur la quelle des verres disposés en épis, s’offraient aux yeux gourmands et aux bouches assoiffées. </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Pendant que le remplissage de ces derniers s’effectuait, les maîtres des lieux nous contèrent l’histoire de leur demeure et les diverses transformations que les propriétaires avaient effectuées depuis son origine. </font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Et puis, et puis l’histoire du lieu se termina par des applaudissements et nous trinquâmes à la qualité de l’accueil que nos hôtes nous avaient réservé. </font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Les verres se vidèrent, les fouées se laissèrent déguster et chacun selon son humeur pris une part plus ou moins active à déguster les produits du terroir qui s’offraient à leurs papilles asséchées et<span>  </span>à leurs estomacs creusés par tant d’efforts pour arriver jusque là. </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Le soir descendait lentement sur la grande demeure, les barbecues maintenant opérationnels commençaient à recevoir les différentes viandes qui composeraient notre repas ; </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Les tables disposées à l’intérieur de grandes salles s’étaient naturellement retrouvées garnies de leurs convives et chacun était prêt à en découdre avec la première bouchée ou la première saucisse. </font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Le vin offert par nos hôtes, s’alignait en bouteille sur les tablées et dans un moment d’émotion nous pûmes entendre le premier chplop ! </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Un bouchon venait de céder devant l’assaut d’un tire-bouchon et comme chacun le sait un chplop ! en attire souvent d’autres. </font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Il y eut aussi ce moment particulier qui se retrouve à chaque début de repas, les bouches se taisent et l’on entend plus que le cliquetis des fourchettes et des couteaux dans les assiettes, les bouches mastiquent lentement d’abord pour savourer l’instant précieux, du goût de la première bouchée que libèreront les mâchoires en mastiquant consciencieusement la<span>  </span>viande qui va ainsi offrir toutes ses saveurs à nos palais affamés. </font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Le temps passa et repassa, les volontaires se donnait pleinement à leurs tâches de grandgousiers<span>  </span>de la gastronomie crépusculaire, ils n’auraient certes pas déplu à notre ami Pantagruel, tant leurs efforts à alimenter nos assiettes, étaient grands. </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></span></i><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2">La fin du repas arriva, et les estomacs bien emplis de toutes ces nourritures terrestres, nous<span>  </span>allâmes nous installer en demi-cercle sur des bancs d’école. </font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Ces bancs formaient un demi-cercle<span>  </span>sur la pelouse, laissant sur leur devant une scène improvisée pour que notre fameux conteur, le bien nommé Jacques le Colporteur puisse exprimer tout son talent. </font></font></em></span></font></font></em></span></font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></em></span></p>
<p class="MsoBodyText2" align="left"><font face="times new roman,times" size="2"><em>Après nous être nourri le corps, Jacques allait par son art nous nourrir l’esprit et la mémoire</em></font></p>
<p class="MsoBodyText2" align="left"><font face="times new roman,times" size="2"><em>.</em><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/jacqueslecolporteur.jpg" class="imagelink" title="jacqueslecolporteur.jpg" rel="lightbox[30]"><em></em></a> <a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/jacquesleconteur.jpg" class="imagelink" title="jacquesleconteur.jpg" rel="lightbox[30]"><img src="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/jacquesleconteur.vignette.jpg" alt="jacquesleconteur.jpg" height="96" width="128" /></a> </font></p>
<p><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2">Il porte en lui tous les us et coutumes de nos régions et sur son dos sa fameuse hotte de colporteur. </font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">A l’intérieur de celle-ci il porte la mémoire de nos usages et mille petites choses qui sur l’instant pourraient vous sembler soit futiles soit inutiles. </font></font></span></i></font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Mais Jacques n’est pas homme à se laisser décontenancer, par le premier hâbleur venu, par le premier menteur venu, non lui il est tout en<span>  </span>souvenir et en vérité. </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Il porte tant dans sa hotte que dans sa mémoire les savoirs des temps anciens où seul le colporteur, la saison terminée, prenait sa hotte et son bâton pour colporter pendant l’hiver, toutes ces nécessités qui avaient tant manqué dans les fermes et les hameaux isolés. </font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">De colporteur de boutons de nacre, de plumes, de baume pour guérir tout et même plus s’il le fallait, il se faisait diseur de nouvelles. </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Il devenait le journal parlé de la région. Il pouvait renseigner les fermes isolées sur les naissances ou les décès survenus dans tel ou tel village ou grosse bourgade, il devenait le lien vivant<span>  </span>de toute une contrée. </font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Aujourd’hui<span>  </span>les colporteurs de nos contrées ont disparu, les nouvelles se diffusent à la vitesse du son ou de la distribution postale, mais avec eux nous avons perdu ce lien vivant que seul la parole humaine peut apporter avec suffisamment de chaleur et d’humanité. </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></em></span><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></em></span><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Le spectacle de Jacques, éveilla nos mémoires endormies, il fit par le récit de ses histoires revivre ces instants fugaces où une petite flamme allume dans l’obscurité de nos souvenirs, les visages et<span>  </span>les gestes de nos anciens. </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">En quittant, dans le milieu de cette nuit, l’assemblée qui avait sagement écouté ce fameux colporteur, je me questionnais sur ce que je serais capable de transmettre aux miens ? </font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></span></i></p>
<p><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  <a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/letemps.jpg" class="imagelink" title="letemps.jpg" rel="lightbox[30]"><img src="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/letemps.vignette.jpg" alt="letemps.jpg" height="19" width="128" /></a></font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></span></i></p>
<p><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span></span></i></font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Jacques par ses histoires, diffusées tout au long de cette journée, nous a rappelé combien le temps est fugitif, sauront nous le retenir pour avoir le temps de l’apprécier ? </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></span></i></p>
<p><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span></span></i></font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></span></i></font></font></span></i></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span> </span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">Souhaitons que<span>  </span>le prochain sentier de Jacques le Colporteur soit d’une aussi bonne trace que celui que nous venons de parcourir. </font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><em><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></em><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><em>                   </em></span></font></font></span></font></font></span></font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"> </font></font></span></i><i><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><em>           </em> <em>            <a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/img12661.jpg" class="imagelink" title="img12661.jpg" rel="lightbox[30]"><em><img src="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/img12661.vignette.jpg" alt="img12661.jpg" height="96" width="128" /></em></a>                       </em></span><em>Jean-Michel GUEHL </em></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em>  </em></font></font></span></font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><em> </em></font></font></span><span><font face="times new roman,times"><font size="2"><em><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font><font face="times new roman,times"><font size="2"><span><font face="times new roman,times"><font size="2">  </font></font></span></font></font></span></font></font></em></font></font></span></font></font></span></i></p>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 04:25:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guehljm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/07/img1266.jpg" class="imagelink" title="img1266.jpg" rel="lightbox[29]"></a></p>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 19:27:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guehljm</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rue de la diablesse! Le titre de mon dernier bouquin.  Maintenant que l&#8217;écriture attend sagement que vous lui donniez vie en tournant les pages qui l&#8217;accueillent, je suis allé ce matin à la mairie de ce petit village. J&#8217;avais l&#8217;intention de déposer un exemplaire de mon bouquin dans la boîte aux lettres de la mairie.  J&#8217;avais donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/05/lepetitruisseau0414.jpg" class="imagelink" title="lepetitruisseau0414.jpg" rel="lightbox[26]"></a><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/05/lepetitruisseau0415.jpg" class="imagelink" title="lepetitruisseau0415.jpg" rel="lightbox[26]"><img src="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/05/lepetitruisseau0415.jpg" alt="lepetitruisseau0415.jpg" width="400" /></a><a href="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/05/lepetitruisseau0414.jpg" class="imagelink" title="lepetitruisseau0414.jpg" rel="lightbox[26]"><img src="http://guehljm.unblog.fr/files/2010/05/lepetitruisseau0414.jpg" alt="lepetitruisseau0414.jpg" width="400" /></a></p>
<p><i><span>Rue de la diablesse! </span></i><i><span><i><span>Le titre de mon dernier bouquin. </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Maintenant que l&#8217;écriture attend sagement que vous lui donniez vie en tournant les pages qui l&#8217;accueillent, je suis allé ce matin à la mairie de ce petit village. </span></i><i><span><i><span>J&#8217;avais l&#8217;intention de déposer un exemplaire de mon bouquin dans la boîte aux lettres de la mairie. </span></i></p>
<p></span></i><i><span>J&#8217;avais donc glissé le livre dans une envellope de papier kraft avec dessus pour seul instruction :pour Monsieur le maire. </span></i><i><span><i><span>Et puis, je ne sais pas pour vous mais pour moi il y a des jours où ! </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Ben oui ! des jours où le destin vous rattrape, voire même vous dépasse. Il était à peine 8 heures lorsque je me suis garé prés de la mairie de ce petit village de l’Indre et Loire, en descendant de ma voiture pour attraper le livre qui était sur la banquette arrière, j’aperçu un homme habillé de son uniforme de pompier qui s’avançait vers la porte de l’édifice. </span></i><i><span><i><span>Je pressenti qu’il en était l’occupant. </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Arrivé près de lui et après les salutations d’usage, je lui tendit le courrier en lui précisant qu’il était pour monsieur le maire. </span></i><i><span><span>-<span>          </span></span><i><span>C’est moi le maire, me dit-il en souriant de la situation. </span></i></p>
<p></span></i><span>-<span>          </span></span><i><span>Eh bien c’est parfait, car en plus de vous remettre mon livre j’ai le plaisir de vous rencontrer.<span>  </span>Comme je me suis permis de détourner le nom d’une des rues de votre village pour mon plaisir plumitif, il m’a semblé nécessaire de vous en remettre un exemplaire. – Je ne connaît pas la véritable origine du nom de cette ruelle, mais je me suis permis d’en écrire une version, il me paraît donc normal de vous tenir informé de celle-ci. – Par-contre je dois m’excuser d’une chose, dans mon récit je place votre village dans le Maine et Loire alors qu’il se trouve à sa limite et en Indre et loire. </span></i><i><span><span>-<span>          </span></span><i><span>Ce n’est pas bien grave, va ! ne vous en faites pas pour si peu. </span></i></p>
<p></span></i><span>-<span>          </span></span><i><span>Puis, je me permis de lui demander s’il connaissait la véritable origine de ce nom ? </span></i><i><span><span>-<span>          </span></span><i><span>Oui me dit-il, il en existe plusieurs versions, mais celle qui revient le plus souvent est celle-ci : une jeune femme, s’habillait en garçon et…. Et vous saurez la suite en allant rendre visite à cette petite bourgade qui fait des efforts énormes pour conserver son patrimoine culturel. </span></i></p>
<p></span></i><i><span>Je vous donne donc rendez-vous sur mon blog pour en savoir d’avantage sur cette ruelle. </span></i><i><span><i><span>Bien que totalement inventée, le hasard fait que mon histoire est tissée dans la même trame que la réalité. </span></i></p>
<p></span></i><i><span>A Bientôt de vous lire. </span></i><i><span><font face="Times New Roman">  </font></p>
<p></span></i></p>
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